Il était une fois Alger

Savez-vous que Bologhine Ibn Ziri est le PERE D'EL DJAZAIR.

La population d’Alger a pu être évalué, grâce aux renseignements que nous fournissent les témoignages des voyageurs et des captifs. :

  • En 1450 : 20.000 habitants
  • En 1580 : 60.000 habitants
  • En 1634 : 100.000 habitants par Haedo
  • En 1755 : 100.000 habitants par père Dan
  • En 1830 : 30.000 habitants par Laugier de Tassy

Elle se composait d’habitants d’origine Berbère et d’Arabes venus de l’Orient avec les grandes tributs des Béni-Hilal au 11è siècle et Béni-Soleim au 12è siècle. A cela s’ajoutent les maures, c’est à dire, les réfugiés andalous chassés d’Espagne après la reconquête chrétienne. Certains, anciens propriétaires terriens des Vegas et autres Huertas andalouses s’étaient reconvertis dans l’arrière-pays algérois, où ils avaient construit des fermes au milieu de grandes propriétés (haouch); et ils possédaient, en ville, des demeures cossues ainsi que des villas en banlieue; d’autres, exilés des grandes cités : Grenade, Murcie, Alicante, Alméria, etc. , s’étaient installés en ville. On comptait, parmi eux, quelques éléments mudéjares provenant de cités reconquises depuis longtemps. Cordoue, Saragosse, Tolède, mais, surtout, Valence (les Tagarins).

Nombreux étaient, parmi eux, d’habiles artisans qui peuplèrent les souks où ils se trouvaient en concurrence avec les juifs, en grande partie issus d’Espagne également … leur population s’était accrue, aux XVIIIè et au XIXè siècle, de l’arrivée de Livournais. Bijoutiers, commerçants habiles spécialisés dans l’export-import, inter prêtés et, surtout, banquiers, autrement dit prêteurs à gages. Ils constituaient un élément indispensable en dépit de vexations quotidiennes ; certains étaient arrivés à gagner la confiance du souverain et jouaient un rôle politique réel, tels ces Barki et autres Bouchnaq de l’entourage de Hussein Dey.

Quant aux Turcs, il y avait, toujours selon Haedo, “Les Turcs de naissance et les Turcs de profession”. Ces derniers, le plus souvent issus de la pègre méditerranéenne ou levantine, enrichis à la course en mer, étaient fort respectueusement considérés en ville où ils vivaient en grands bourgeois lorsqu’ils ne parcouraient pas le littoral en quête d’une proie facile. La malice des Janissaires, d’où sortaient les Deys, était, seule, composée d’authentiques Turcs. (Palais et demeures d’Alger à la période Othmane.
[Golvin – OPU(Alger 1988]

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